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L'ART DU QUESTIONNEMENT


ART : pour quelle raison appelons-nous cela un « art » ?


Rapidement et par opposition à la science, l’art est généralement un domaine dans lequel la qualification en est subjective. Ainsi son appréciation et la capacité à le maîtriser sont propres à chacun. Face à un art nous pouvons disposer de facultés innées ou bien avoir le choix de travailler sur ses aptitudes à l’appréhender plus largement.


Ainsi chaque coach possédera sa propre capacité à questionner.


L’art du questionnement aussi appelé: « la maïeutique » est introduite par Socrate, LA figure emblématique et la référence de la philosophie depuis son avènement.


"Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien" - Socrate -


 


LES QUESTIONS : l’outil central du coach


Lorsqu’un coach vous pose des questions ce n’est pas par curiosité et encore moins pour vous juger. Les deux raisons principales sont :


- La carte de Paul Watzlawick : Comme nous le disons vulgairement dans notre jargon de coach, c’est pour se « rapprocher au plus près de votre carte (du monde) », en d’autres termes pour essayer de comprendre votre point de vue avec uniquement comme référence la façon dont vous l’exprimez. Se rapprocher de votre carte, c’est dans le but de vous proposer des outils complètement adaptés à votre situation.


- La deuxième utilité du questionnement du coach est plus subtile : on pourrait dire que, ce serait pour vous donner une idée des questions que l’on pourrait se poser lorsque l’on n’est pas à votre place ; tenter de vous proposer de nouvelles perspectives, de vous permettre d’envisager de nouvelles solutions, de nouvelles possibilités ou de nouvelles prédictions vis-à-vis de vos pensées.


Si nos pensées sont déterminées par une série de questions/réponses qui s’enchaînent, alors il est primordial de se poser les bonnes questions.


Une bonne question c’est une question qui nous permette d’avoir au minimum une piste de solution, mais une solution qui soit réalisable.




« Pourquoi ? ».


Bien sur il est important de comprendre les choses et certains mécanismes de causes/conséquences mais est-ce si important de savoir POURQUOI vous en êtes arrivé là ?

Pas tant que cela en coaching...

Le plus important c’est de savoir COMMENT vous allez pouvoir vous sortir de cette situation qui ne vous convient pas.


Le coach ne va pas simplement vous demander « Alors comment allez-vous faire ? », si vous le saviez, vous n’auriez probablement pas fait appel à un coach !


C’est un questionnement suffisamment pertinent et le travail de réflexion en équipe (coach/coaché) qui en découlera qui permettront de trouver de nouvelles solutions.



Pour vous donner un exemple de l’efficacité que peut avoir un bon questionnement, tentez l’expérience suivante sur vous-même :


VOUS PENSEZ : « je suis nul »


Voici une série de questions que vous pourriez vous poser dans ce cas (un peu cyniques je l’avoue, mais au moins elles auront l’avantage d’être parlantes! Pour les curieux c'est la méthode du méta-modèle mettant en exergue de façon flagrante le rôle du filtre sémantique) :


- Vous êtes nul ?

- Alors c’est vous cette personne que l’on appelle « NUL » ?

- Etes-vous nul partout, dans tous les domaines ?

- Est-ce possible d’être plus nul ?

- Ou vous sentez-vous nul seulement sur un sujet précis ?


Une fois que vous aurez compris que vous jugez « nul » uniquement un de vos comportements et non toute votre personne, vous aurez non seulement réduit la charge de travail que vous pensiez devoir entreprendre mais vous parviendrez également à trouver des solutions plus pertinentes à votre pensée (qui disons-le est négative).

Penser qu’on est nul nous sort rarement de notre nullité, et cela nous focalise essentiellement sur nos échecs passés.


 

Je vous rassure un coach ne vous questionnera que très très rarement d’une façon aussi frontale, cet exemple était simplement une façon de vous démontrer qu’avec des questions relatives, et bien on relativise.


Je vous déconseille de le tester sur une autre personne ! 😊. Faites-le uniquement sur vous-même, on est souvent plus dur avec soi-même qu’envers les autres, et cela n’a pas que des côtés négatifs si cela nous permet de nous secouer lorsque l’on a un coup de mou.


Sinon on pourrait aussi se dire, se répéter et essayer de se persuader que l’on n’est pas nul, non non et finir par le croire…un jour… sans avoir entreprit ou décidé quoique soit….Mais lorsqu'au bout d'un moment la pensée positive ne suffit plus, on peut se tourner vers le passage à l'action.

Vous l’avez compris, de mon côté je mise beaucoup plus sur la résilience, le travail et l’estime de soi.

 

En espérant qu’en vous posant ces questions la prochaine fois que vous penserez être nul, vous changerez d’avis.