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Sport mindset


Monsieur Pierre de Coubertin disait :

« Le plus important c’est de participer ».

Je ne peux m’empêcher de penser à la première fois que j’ai entendu cette expression…

Le contexte est le suivant : Je suis jeune, je fais du sport en compétition, et je n’aime pas perdre (qui aime perdre en vérité ?), juste après une défaite entendre quelqu’un vous dire « Le plus important c’est de participer » … comment vous dire ?


Je pratiquais un sport d’équipe, alors était-ce dû à l’environnement, à la déception collective, à l’âge ? En tous cas je peux vous certifier que ni moi ni aucune de mes coéquipières ne ressentions ne serait-ce qu’une once de réconfort à entendre cela ; on se demandait si ce n’était pas une phrase toute préparée pour réconforter les perdants…


Devions-nous nous estimer heureuses d’avoir simplement participé alors que notre objectif était de gagner le tournoi ? Nos aspirations étaient beaucoup plus grandes à la base, nous faisions partie des favorites…Fallait-il que l’on se dise : « Bon et bien on aura essayé, tant pis » ?

Aucune phrase de réconfort aurait pu, je pense, laver la déception viscérale qui nous habitait. Notre sport tenait une grande place dans nos vies, certaines avaient déjà des profils de futures joueuses pro, et c’était effectivement leurs rêves...


La vérité c’est qu’à cet instant on n’avait pas envie d’être réconfortées, on n’avait pas envie de retrouver le sourire parce qu’on s’en voulait, on était en colère et tristes à la fois. Mais surtout on refusait simplement de se contenter de cela, car notre objectif n’avait pas été atteint.


Alors de retour à l’entrainement nous étions prêtes à entendre les remontrances de notre entraîneur, nous les méritions. Et ces remontrances étaient bien au rendez-vous je vous rassure, mais elles ne nous ont pas affligé et nous ont même permis de relever la tête.


Parce que ces remontrances étaient constructives. Notre entraîneur avait analysé le match, relevé nos points forts et nos points faibles, ceux sur lesquels il fallait travailler. Et nous avait proposé des axes de travail concrets dans ce sens.



Et bien toujours tristes et déçues par la défaite nous étions maintenant remotivées, à corriger nos erreurs, à progresser, à devenir meilleures et surtout à tout faire pour ne plus jamais ressentir ce que l’on avait ressenti au moment de cette défaite.


Et donc quelque part cette défaite nous avait servie...


On a gagné le tournoi la saison suivante et la saison qui a suivi encore.



 


Plus tard j’ai appris qu’il y avait une suite à « l’important c’est de participer », c’est la suivante :

« Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu »


Et si au lieu de prononcer cette phrase après un résultat malheureux on la prononçait avant chaque engagement ? Est-ce qu'elle ne serait pas plus utile pour garder en tête que l'important c’est surtout de donner le meilleur de soi? Et que c’est uniquement de cette manière que la magie peut opérer?



Quand je repense à cette époque je revois les autres équipes qui n’avaient pas gagné non plus mais qui arrivaient à garder le sourire, à rigoler. Cela nous énervait, comment faisaient-elles ?

Ce que nous n’avions pas compris à ce moment-là c’est que ces équipes n’avaient pas le même objectif que nous, et que certainement que leur objectif à elles était atteint.


Alors oui réjouissons-nous lorsque notre objectif est atteint, mais tant que ce ne sera pas le cas continuons de chercher de nouveaux moyens de les atteindre.


Einstein disait:

« Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10000 façons qui ne marchaient pas »

Georges Clémenceau disait:

« Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi »

Voilà des phrases qui peuvent servir après une défaite.



Tout le monde est déçu après une défaite, par contre tout le monde n’arrive pas à rester focus et à garder la motivation qu’il faut pour continuer d’essayer et de finir par réussir.




 

Cela me fait penser à la série « The last dance » montrant le parcours extraordinaire de Michael Jordan. Certains admettaient sa supériorité et d’autres le critiquaient, le décrivant comme un tyran ou comme un "rageux" parfois même, toujours en quête de gagner, de pousser ses limites, chercher la performance.

S’il reste insatisfait et qu’il pense pouvoir faire mieux, pour quelle raison le blâmer ?


Serait-il arrivé là où il est s’il s’était contenté de ses acquis ?

Qu’est-ce qui fait la différence entre lui et d’autres prodiges du basket ?

Il a certes ses détracteurs mais lui au moins a atteint ses objectifs ambitieux, on ne pourra jamais lui enlever cela !




Teddy Riner disait:

« On n’a rien sans rien »

Si votre objectif vous semble trop ambitieux, c’est qu’il doit être magnifique. Et si c’était aussi facile de l’atteindre et que tout le monde pouvait y arriver, ce ne serait pas devenu une aspiration, un rêve pour vous.


Il y a ceux qui ont des dons et il y a ceux qui ont de la détermination.

Quels sont ceux qui à votre avis éprouveront le plus de plaisir et de fierté dans leur réussite ?



Maintenant si vous êtes convaincus qu’il faut faire plus d’efforts que le commun des mortels pour obtenir des choses pas communes et que vous êtes motivés, remontés à bloc pour agir, il vous faut un plan, une stratégie, une analyse, une préparation, de l'entrainement.


Et c’est là qu’intervient un entraîneur ou un coach 😊.